Le problème du CO2 dans l’atmosphère était déjà connu de EXXON en 1968 et de TOTAL en 1971. C’est le même Exxon qui plus tard prendra la tête d’une campagne internationale pour contester la science climatique. Un des lobbies qu’elle financera affirmera alors que le changement climatique créera « un monde plus doux, plus vert et plus prospère » (puisque les végétaux se nourrissent de CO2).
Cette propagande massive a retardé d’au moins 20 ans la prise de conscience de la réalité des dangers pour l’humanité et le vivant dans son ensemble. Elle a semé le doute dans la population et empêché les gouvernements de prendre des mesures à la hauteur de la situation dès les années 1980. Les mêmes milieux cherchent à présent à freiner des mesures à la hauteur des défis qui se posent.
Plusieurs institutions nous alertent sur l’urgence climatique : la NASA, le FMI, l’AIE, l’ONU, la Banque Mondiale, le Forum Economique mondial (de Davos), ainsi que la CIA, le FBI, le Pentagone, l’OTAN ainsi que le pape François, avec en 2015 son encyclique Laudato si.
La trajectoire actuelle nous mène vers à un réchauffement de près de 3°C par rapport à la période préindustrielle. Sur cette base, d’ici 2100, petit à petit, nos petits-enfants peuvent s’attendre à ce que 26% des vertébrés, 44% des plantes et 49% des insectes risquent l’extinction. Et à ce que les pays du sud connaissent entre 200 et 300 jours par an des températures (et un niveau d’humidité) au-dessus du seuil mortel pour les humains. Attendront-ils 2100 pour émigrer ?
Au cas où nous nous orienterions vers + 4 à + 5°C d’ici 2100, avec une telle augmentation à un rythme aussi rapide, ce serait le chaos, source de migrations massives et de conflits généralisés bien avant 2100. Les démocraties n’y résisteraient pas

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